Ses voyages dans le reste de l’Europe et aux Amériques l’ont amené à assimiler des valeurs culturelles qui ne se sont jamais substituées à sa propre culture : il est et reste un Argentin qui retourne en son pays quand il le peut, puis s’en détourne. Cet écartèlement permanent ténu mais profond, le fondement même de son œuvre poétique – bien que typiquement contemporaine –, se nourrit des sources baroques du premier exil séfarade du XVIe siècle.