En 1943, Pierre Kahn était à la tête du Service national à l’identité et des faux papiers des MUR. Il encadrait une trentaine de clandestins : une vingtaine à Lyon dans une dizaine de sites et une dizaine à Paris dans deux locaux. Ce service possédait 2 000 matrices de timbres et cachets et bénéficiait d’un efficace réseau dans les administrations. Le service assurait aussi l’impression et la diffusion de L’Aurore. En 1944, l’activité du service fut élargie à la trésorerie.
Pendant le printemps 1944, en mars et en mai 1944, la plupart des sites lyonnais et parisiens tombèrent. Pierre Kahn a été arrêté dans le local de la trésorerie à Neuilly, au 165 rue du Roule, le 18 mai 1944. Après avoir été détenu rue des Saussaies, où il fut torturé, il fut interné à Fresnes puis Compiègne. Il fut déporté le 7 juillet 1944 (dans le convoi dit « Train de la mort ») à Dachau puis à Neckarelz (Neckar) sous le nom de Roger Farelle.
Pierre Kahn a été libéré à Osterburken le 4 avril 1945 et rapatrié le 20 avril 1945.
Il a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 1946 et médaillé de la Résistance.